DVD
SYNOPSIS
   

1848. Henry Dunant, un jeune homme issu de la bonne société genevoise, occupe son premier emploi en Algérie où il gère les fonds investis par la société de Monsieur Bourg-Thibourg. Fidèle à l’esprit d’ouverture et de tolérance qu’il prône depuis l’adolescence, Henry prend fait et cause pour l’amélioration des conditions de vie des indigènes.

Henry Dunant à Solferino
Henry Dunant à Solferino (Photographe :David Koskas)






Henry Dunant à Solferino
(Photographe:David Koskas)






Henry Dunant à Solferino
(Photographe: David Koskas)




Pour régler le problème crucial de la sécheresse, il faut construire un barrage et comme il ne parvient pas à obtenir les autorisations de l’administration coloniale, il ira voir directement l’empereur. Et peu importe que Napoléon III soit en guerre contre les Autrichiens, Henry ira où il se trouve. Sur le champ de bataille. En arrivant à Solferino son destin bascule. Il découvre avec horreur les insupportables atrocités de la guerre, les milliers de blessés abandonnés par les troupes. Non seulement il retrousse ses manches et tente d’organiser les premiers secours, mais il se fait suffisamment convaincant pour que les blessés, autrichiens comme français, soient soignés par les médecins et chirurgiens prisonniers de guerre.

Ainsi naît sa grande idée, le but pour lequel il ne cessera de se battre, seul contre tous, contre toutes les menaces : obtenir la neutralité des blessés et du personnel soignant. En se risquant à traverser les lignes ennemies pour tenter de rapatrier les blessés à l’arrière, il crée le symbole mondialement connu aujourd’hui : avec le sang des blessés, il trace une croix rouge sur des drapeaux blancs. C’est de la volonté, de l’audace et de la conviction de cet homme que naîtra la Convention internationale de la Croix-Rouge. Dans son combat, Henry connaîtra beaucoup de désillusions, de trahisons. Mais il saura aussi déchaîner les passions.

Deux femmes l’accompagneront tout au long de sa lutte : Cécile, jeune infirmière humble et volontaire ; Léonie, grande bourgeoise orgueilleuse qui usera de ses relations dans les hautes sphères du pouvoir. Chacune sachant qu’il ne faut rien demander en échange à cet homme épris avant tout de liberté et dont l’énergie est dédiée à l’avancement de ses idées.

Son ami Samuel s’associera à son combat, lui offrant la tribune de son journal, Le Journal de Genève pour diffuser son témoignage sur les atrocités de la guerre et éditant son livre, Un souvenir de Solferino, qui aura l’effet d’une bombe mais provoquera la rencontre tant attendue avec Napoléon III dont le soutien influencera les autres têtes couronnées. Cependant, tout à sa préoccupation de défendre la cause des blessés de guerre, il négligera la gestion des fonds algériens et ne verra pas les pièges fomentés par ceux qui cherchent à récupérer ses idées à leur profit. Accusé de détournement de fonds, il sera mis au ban de la société et restera endetté à vie. Ce n’est que 30 ans plus tard que son action sera reconnue. Elle lui vaudra le premier Prix Nobel de la Paix.
La vérité scénarisée d’un homme d’exception

" Nous voulions faire de Henry Dunant un héros dont les combats, les engagements et les convictions puissent nous parler et nous faire vibrer concrètement aujourd’hui…Pour cela, il fallait faire des entorses à la vérité historique en sélectionnant les moments symboliquement forts de sa vie, en concentrant dans le temps ses actions (La création de la Croix-Rouge a été en fait une entreprise longue et fastidieuse qui a pris dix ans), en concentrant le nombre de personnages qui ont été impliqués pour garder ceux qui exprimaient le mieux ses conflits, oppositions, soutiens et difficultés.Ce qui était le plus frappant dans le personnage de Dunant c’était son côté « jusqu’au-boutiste », sa conviction d’être porteur d’une mission, pour laquelle il était prêt à sacrifier son propre bonheur.

Dunant, est un personnage double et c’est ce qui en fait la richesse, à la fois, sensible, humain, marginal, porteur d’une conscience sociale et d’un idéal, mais aussi un homme au tempérament de leader, tenace, autoritaire, orgueilleux, qui va savoir utiliser ses relations et mobiliser les hommes de pouvoir pour concrétiser ses convictions. Les deux femmes qui sont à ses côtés symbolisent aussi ses différentes facettes. Léonie incarne la bourgeoisie genevoise traditionnelle dans laquelle Dunant a été élevé, et Cécile, la femme moderne, prête à sacrifier sa place dans la société pour les valeurs sentimentales et morales auxquelles elle croit. Même contraste entre le personnage de Daniel, le frère de Dunant, strict, conservateur, soucieux avant tout des apparences et celui d’Hubert, le grand-père humaniste. Ou entre Moynier, le juriste de salon et Appia, le chirurgien dévoué...Dunant est en tout cas incontestablement un personnage rare et prend d’autant plus sa dimension aujourd’hui où l’action humanitaire doit si souvent pallier la défaillance des gouvernements."

Claire Level
Claude Michel Rome